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RANDONNEURS
NARBONNAIS
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ST JACQUES
DE COMPOSTELLE
Les Randonneurs Narbonnais à St Jacques de Compostelle.
Depuis le tour de l'Aude effectué en 2006, plusieurs cyclos (tes)
des Randonneurs Narbonnais ont décidé de rallier Roquefort (dans
les Landes) à St Jacques de Compostelle.
Jeannot Garcia qui a fait le chemin deux fois avec Solange propose d'effectuer
ce raid en juin 2007.
La date est décidée du 07 au 16 juin 2007.
Après plusieurs réunions de mise au point (entraînement,
matériel, médicaments, etc...) le départ a lieu le 6 juin
à 8 h. dans deux voitures et un fourgon emportant les vélos et
les bagages.
Un rendez-vous était prévu à Labastide-d'Armagnac pour
recevoir la bénédiction de l'abbé BUSQUET responsable de
la Chapelle des Cyclistes.
Premier moment fort de notre raid pèlerinage au milieu de 700 maillots
exposés.
Nous pouvons voir le maillot de notre club offert à l'Abbé en
2003.

Avec
l'Abbé BUSQUET à la chapelle des cyclistes. La chapelle des cyclistes.
Le maillot des randonneurs dans la chapelle.
7 juin :
ROQUEFORT (Landes) - ST PALAIS (Pyrénées-Atlantiques).
Le départ de la 1ère étape a lieu à 8 h le 7 juin
pour rallier St Palais (121 km).
Départ dans le brouillard et la fraîcheur.
Parcours très vallonné et assez dur avec quelques bosses à
8 et 10%.
L'appréhension du départ est vite dissipée.
Accueil chaleureux de Flavio à la Maison Franciscaine après avoir
montré notre Crédensial, sorte de passeport donnant accès
aux " Albergues de Peregrinos ".
Repas pris en commun, préparé par les 4 féminines du groupe,
dans une ambiance assez euphorique.
Guy LANCHIER qui est à St Palais et a fait une demi étape avec
nous est présent.
A 22h "extinction des feux ", horaire impératif pendant tout
le périple, de même le matin à 8 h l'Albergue doit être
libre.

L'équipe au moment du départ. Le pique-nique de midi.

Préparation du repas. Une tablée.

La deuxième tablée. Le repos du guerrier.
8 juin :
ST PALAIS - CISUR MENOR (Provincia de Navarra).
La 2ème étape nous conduit à Cizur Menor (114 km) par
la difficile montée du col d'Ibañeta (1057 m) suivie des cols
Aurtzberri (922 m) et Erro (801 m).
Le pique-nique de midi est pris au sommet du col d'Ibañéta où
selon la tradition chacun confectionne une croix qu'il plante à côté
de la chapelle.
Journée très chaude 36° à 17 h dans la traversée
de Pampelune.
Logement en dortoir.
Le groupe décide alors de prendre désormais ses repas du soir
au restaurant. (menu pèlerin très copieux variant entre 7 et
9 €).
Guy LANCHIER nous a accompagnés jusqu'à St Jean Pied de Port.

Premier col du périple. Le chemin qui reste à parcourir.
Les panneaux indicateurs.
9 juin :
CISUR MENOR - LOGROÑO (La Rioja).
La 3ème étape nous conduit à Logroño (101 km)
sous un ciel légèrement voilé.
L'étape devait nous conduire à Viana mais d'un commun accord
nous poussons jusqu'à Logroño.
Visite de l'Ermita de Eunate en cours de route.
Le soir la moitié d'entre-nous a eu droit un sermon de la part de notre
hospitalière, pour nous être présentés à
22h 15, après avoir assisté à la fête des géants.
Très violents orages dans la nuit.
Nous avons fait la connaissance à Cisur Menor de Joël, un Breton
qui fait le pèlerinage, depuis sa Bretagne natale, avec un vélo
acheté 150 euros et un sac à dos de plus de 10 kg.
Alain propose à Jeannot de lui prendre le sac dans le fourgon, c'est
ainsi que nous le retrouverons tous les soirs à l'étape et il
prendra ses repas avec nous.

Puante la Reina : ici tous les chemins qui mènent à Santiago
deviennent un seul (el camino Frances).

Intérieur de la Cathédrale. Les cigognes sur la Cathédrale.
10 juin :
LOGROÑO - BURGOS (Castilla).
La 4ème étape nous conduit à Burgos (128 km) par le col
de la Pedraja (1130 m) où arrivés à l'Albergue on nous
prévient qu'on ne sera logés qu'à partir de 20h s'il
y a de la place.
Accueil très froid.
Un peu de pluie au départ avec vent favorable.
En cours de route on visite le village de Santo Domingo de la Calzada où
un coq et une poule sont logés dans l'église.
Construite en 1158 elle abrite le tombeau de Saint Dominique.
Nous avons été accueillis par un magnifique cocorico signe de
porte bonheur. (Selon la légende).
Le temps a été assez frisquet et on a évité l'orage
à deux reprises.
Dans l'ensemble étape pas trop dure.
La Cathédrale gothique de Burgos, construite en 1221, abrite le tombeau
du Cid (Rodrigo Diaz de Vivar) et de Chimène (son épouse).

Le poulailler dans l'église. Toutes les rues sont parsemées
de blasons en fleurs.
11 juin :
BURGOS - CARRION DE LOS CONDES (Cantabria).
Au départ le petit déjeuner a été pris sur le
parking devant l'Albergue, avec étalage de tout le matériel
et du ravitaillement, (gaz, glacière, pain ,beurre, confiture) super
folklorique.
Accueil plus que chaleureux par les soeurs au refuge paroissial à Carrion
de los Condes (101 km).
Très belle journée presque plate.
Le conducteur du fourgon de la veille s'aperçoit au départ qu'il
a oublié ses chaussures et son casque sous sa couchette à Logroño.
Une paire de chaussures lui est trouvée et chaque jour le conducteur
lui prêtera son casque.
Beau temps pour rouler, de l'avis de tous étape facile.
Le pique nique de midi à lieu sur la place d'un très joli village,
Astudillo, où les habitants sont étonnés de nous voir
car d'après eux ce n'est pas sur le chemin de St Jacques.
Le soir Jeannot nous annonce que nous avons parcouru plus de la moitié
du chemin (bon pour le moral) mais le mental est bon et la condition aussi.

Petit dej. sur le parking.
12 juin :
CARRION DE LOS CONDES - LEON (Provincia de Castille y Leon).
Là aussi nous avons pris le petit déjeuner sur le gazon et les
bancs devant l'église.
Cette 6ème étape se révèlera très roulante
puisque nous arriverons au Couvent des Bénédictines à
Léon à 15 h après avoir parcouru 111 km.
Nous serons logés dans un dortoir uniquement pour le groupe.
Très belle ville à visiter en prenant son temps, avec la cathédrale
et la place San Marco.
Copieux petit déjeuner offert par les soeurs à Léon..

Petit déjeuner. Repas du soir 1.

Repas du soir 2. Toujours des cigognes

Une vue du dortoir. Bonjour des filles.

Notre capitaine presque prêt pour le repas.
13 juin :
LEON - MOLINASECA (Castilla y Leon).
Le 7ème jour nous rallions Molinaseca (103 km) par le toit du parcours
le col de Foncebadon (1500 m).
Au départ du col à Murias, pour suivre la tradition, chacun
a ramassé une pierre pour la déposer au sommet du col.
La fin du col est très dure avec deux bosses supplémentaires.
Nous traversons et visitons le très beau village de Acebo.
Descente très pentue de 20 km.
Là aussi nous sommes seuls dans le dortoir, et pour la deuxième
fois nos épouses nous préparent le repas.

La place San Marco à Léon. Le pèlerin de la place San
Marco.

Sur les cailloux du col de Foncebadon. Vieux village : Acebo

Acebo. Le dortoir.

Eliane et ses futurs souvenirs. Marc au repos.

Alain aussi au prise avec ses futurs souvenirs. L'étonnement de Vincent
La tablée en compagnie de Joël notre Breton.
14 juin :
MOLINASECA - TRIACASTELLA (Castilla y Leon).
La 8ème étape fut la plus dure et la plus froide de la randonnée
(90 km) (65 prévus au départ).
Toute la nuit nous avons entendu la pluie et le vent.
Départ sous la pluie et montée du col de Pedrafita do Cebreiro*
(1109 m et 28 km de montée) pluie, très violent vent de face
et froid.
Un soleil voilé revient au sommet où nous déjeunons en
grelottant.
Mauvaise surprise le refuge est fermé et vu les intempéries
tout est complet.
Nous allongeons de 30 km par les cols de San Roque (1335 m) et El Poyo (1337
m) prévus pour le lendemain.
Descente rendue dangereuse à cause du vent très violent soufflant
de côté.
En traversant Triacastella, une dame sur le bord de la route, nous fait signe
et nous dit qu'on peut loger dans son Albergue très propre et neuve
où pour la première fois aucun horaire de départ n'est
exigé.
Le capitaine de route est étonné et content de la forme du groupe
et en particulier des 3 cyclotes.

Une petite idée de la température ?
* Le miracle de Cebreiro :
Au début du XIV e siècle, un prêtre disait la messe dans
l'église Santa Maria au col de Cebreiro.
Dehors, s'était levé une véritable tempête de neige.
L'officiant venait de consacrer le pain et le vin quand un paysan qui avait
osé braver le froid et le vent entra dans l'église.
Le prêtre se dit en lui même que cet homme avait affronté
des épreuves pour venir voir un peu de vin et un morceau de pain.
Aussitôt, devant les yeux de l'homme de peu de foi, l'hostie se transforma
en chair et le vin en sang...
15 juin :
TRIACASTELLA - PALAS DE REI (Galicia).
9ème jour étape la plus courte (72 km) mais très, très
vallonnée.
Nous roulons sur des petites routes très étroites au milieu
des fermes et vaches de l'Espagne rurale.
Arrêt à Sarria où nous prenons nos billets de train pour
le retour.
A Palas de Rei l'Albergue toute neuve nous accueille (inaugurée en
mars 2007).
Notre sympathique Breton offre à nos 4 féminines une jolie coquille
St Jacques de couleur argentée.

Un pèlerin sur le camino de Santiago. Annie et la famille du pèlerin.

Santiago c'est par la. L'apéritif à Palas de Rei, avant dernier
soir.


Au restaurant à Palas de Rei.
16 juin :
Enfin le dernier jour (80 km) où par monts et par vaux (encore) nous
arrivons à 12 h 30 devant le panneau Santiago pour la photo souvenir
et à 13 h nous sommes sur la place devant la cathédrale.
Beaucoup d'entre-nous pour ne pas dire tous ont eu les larmes aux yeux et
tellement émus qu'il nous a été impossible de parler
pendant quelques minutes, mais seulement des accolades et félicitations
entre-nous.
Re-mauvaise surprise, refuge en réparation.
8 km de montée pour le suivant, installation, douche et départ
vers la Cathédrale et la ville de Santiago.


Petit déjeuner à Palas de Rei

Les derniers coup de pédales.
OUF !!!
La Cathédrale de Santiago.
L'attestation " en latin " qui confirme notre pélerinage.
Cette fois c'est fini et bien fini.
17 juin :
Le dimanche après avoir chargé les vélos et les bagages
et pris le petit déjeuner dans de drôles de conditions !!(dans
les toilettes de l'Albergue) car il pleut depuis la veille au soir, départ
en bus vers la cathédrale et la messe des pèlerins, où
nous n'avons pas pu voir le " botafumeiro ", les cordes étant
cassées.
Nous prenons notre dernier repas en commun avant de rejoindre pour 8 d'entre-nous
el renfe et à 16 h 30 départ vers la France par Redondela et Burgos.

Dernier repas en commun.

Dernier repas et salle d'attente (les beaux sourires, l'aventure est f, i, fi,
n, i, e, nie, finie)
18 juin :
Nous arrivons à 8 h à Hendaye, plus fatigués qu'une journée
de vélo, et après avoir pris un café une voiture conduite
par Vincent et Alain nous emmène à Narbonne où nous arrivons
vers 14 h.
MOMENTS FORTS :
* La visite et la bénédiction à Notre
Dame des cyclistes.
* Tradition du chemin de St Jacques. Chaque cyclo (te) confectionne une croix
au sommet du col de Ronceveaux (Ibañeta) et la plante à côté
de la chapelle.
* Tradition. Au bas du col de Foncebadon on prend une pierre (grosseur au choix)
et on la monte au sommet du col pour la déposer au pied de la croix.
* Arrivée à St Jacques sur le parvis de la Cathédrale.
* Le dimanche tout le groupe assiste à la messe des pèlerins.
REMERCIEMENTS :
A René Frémy Président des R. N.
et à tout le bureau du club pour leur aide financière et matérielle.
: A Guy Lanchier Vice Président et à Vincent Ballarin pour nous
avoir conduits et ramenés en voiture.
: Un grand merci et toute notre reconnaissance à Jackie Bourrel qui a
assuré notre ravitaillement (midi et petit dej.) avec beaucoup de gentillesse
et de dévouement. Merci encore Jackie.
: Merci aussi à Henri Bourrel pour le prêt de son fourgon.
: Il ne faut surtout pas oublier Jeannot Garcia qui nous a concocté ce
voyage. Voyage inoubliable car comme il l'a si bien dit " Le chemin de
St Jacques de Compostelle se mérite ".
: Bravo à Solange, Annie et Eliane qui pour les 2 dernières n'avaient
jamais roulé pendant 10 jours de suite, et qui sont les seules à
avoir effectué l'intégralité du parcours. Les hommes conduisant
le fourgon un jour chacun.
Certains anciens nous avaient dit qu'on ne revenait pas de ce pèlerinage comme on était parti et vu l'émotion du groupe à l'arrivée, les pensées de chacun, les motifs (spirituels ou autres) je pense qu'ils ont raison, nous le saurons dans quelque temps quand tout sera " digéré ".
Le groupe était composé de :
Alain BANOS
Anne-Marie et François PARRES
Eliane et Albert CASSABEL.
Jacqueline et Henri BOURREL.
Marc SIAU.
Solange et Jean GARCIA.
Vincent BALLARIN.
Pour terminer, Joël a pris le train le lundi jusqu'à Irun.
Il a cassé son vélo, en a acheté un autre pour 100 euros,
est remonté jusqu'à Combo les Bains où fatigué de
la pluie, un ami est venu le chercher.
Les textes sont de Jean Garcia et François Parrès.
Les photos sont de François Parrès.
LE DEPART.

L' ARRIVEE.
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CE
FUT UNE BELLE AVENTURE
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